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  Le Prophète -que Dieu prie sur lui et le salue- invoquait Dieu par ces mots: "0 celui qui tourne les cœurs, affermis mon cœur sur ta foi". On l'interrogea (sur le sens de ces mots) -Il n'y a pas un être humain, répondit-il, sans que son cœur ne soit entre deux doigts de Dieu. Dieu affermit ce cœur (sur le chemin droit) à qui Il veut, et il le détourne à qui Il veut". (Rapporté par Al-Tinnizi d'après Oum Salam -que Dieu l'agrée-).             






Abou Dharr Ghifari

 
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MessagePosté le: Mer 18 Juin - 19:30 (2008)    Sujet du message: Abou Dharr Ghifari Répondre en citant

Citation:
Au moment où Abou Dharr Ghifari a embrassé l’islam, seuls Khadija (radhia Allahou anha), Abou Bakr Siddiq (radhia Allahou ahnou), Ali (radhia Allahou anhou) et Zaïd bin Haritha (radhia Allahou anhou) étaient déjà devenus musulmans. Il faisait donc partie des dix premiers musulmans. Dans l’histoire islamique, il est connu comme l’un des plus sincères et l’un des plus francs compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Il disait toujours la vérité et ce qu’il pensait vraiment, même au risque de provoquer le mécontentement des autres. Ses déclarations étaient toujours animées d’un désir de vérité, dépourvues de toute dissimulation ou de sous-entendus, indépendamment des liens d’amitié ou autres qui l’unissaient à ses auditeurs. Son cœur était pur et humble.   

Un jour, alors que le Messager d’Allah, Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), était assis en compagnie de quelques sahaba, Abou Dharr vint à lui et lui rendit hommage d’une manière qui exprimait son amour et son respect illimités pour le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Ce dernier lui dit alors : « Le ciel n’a jamais abrité et la terre n’a jamais porté une personne plus véridique qu’Abou Dharr. »   

Selon certains historiens, le véritable nom d’Abou Dharr Ghifari était « Barir », mais selon d’autres, il s’appelait en réalité Jandab. Il appartenait à la tribu Banou Ghifar et c’est pourquoi il se faisait appeler Ghifari. Cette tribu était constituée des descendants de Kenana bin Khazima, qui était un ancêtre du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de la 15e ramification de l’arbre généalogique. Ghifar était de la 7e génération de la lignée de la famille d’Abou Dharr, alors on donna son nom à la tribu. La mère d’Abou Dharr se nommait Ramla, fille de Rabiah, et elle appartenait à la même tribu. Cette tribu était située dans la région de Badr, c’est-à-dire à environ 80 milles de Médine, et la route qui allait de la Mecque à la Palestine passait tout près de cet endroit. Ayant très peu de moyens de subsistance, les gens de la tribu de Banou Ghifar étaient fort pauvres, mais ils ne se plaignaient guère et demeuraient satisfaits en dépit de leur lamentable situation. Cependant, certains d’entre eux, contraints par leur extrême pauvreté, en vinrent à voler pour survivre. Ils pillaient non seulement les caravanes commerciales faisant la navette entre la Mecque et la Palestine, mais parfois aussi les autres tribus habitant dans la même région.   

C’est donc dans cette atmosphère que grandit le petit Abou Dharr. Alors qu’il était encore jeune, il prit part à certains pillages organisés par les gens de sa tribu, mais un jour, tout à coup, il se mit à détester le vol et le pillage et à ressentir une profonde aversion envers les divinités et les idoles fabriquées par les hommes. Allah le guida sur la voie du monothéisme et il se mit à Le prier à sa façon. Plus tard, il racontera, sur cette période de sa vie : « Je me tenais debout, en prière, toute la nuit et je restais ainsi jusqu’au lever du soleil. Je m’étendais alors sur le sol et ne me levais qu’au moment où je commençais à sentir la chaleur du soleil. »   

Les gens de Ghifar l’entendaient dire « La ilaha ill-Allah » et se demandaient ce qu’il voulait dire. C’est à ce moment que le soleil de l’islam se leva sur la Mecque et que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) commença à prêcher le message d’Allah à son peuple. Un jour, un homme de la tribu Ghifari, en visite à la Mecque, entendit parler du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). De retour parmi les siens, il en parla à Abou Dharr. Entendant cela, ce dernier envoya immédiatement son frère Ounais à la Mecque dans le but d’obtenir plus d’informations sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur son message prêchant l’unicité d’Allah. Ounais, qui était un homme intelligent ainsi qu’un grand poète, alla donc à la Mecque où il eut l’occasion d’entendre le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui-même prêcher son noble message ; il fut grandement impressionné par ses paroles. Lorsqu’il revint chez lui, Abou Dharr lui demanda : « Comment as-tu trouvé celui qui appelle les gens à l’unicité d’Allah ? » Il répondit : « Les gens le traitent de poète, de diseur de bonne aventure, de magicien… Mais, par Dieu, je n’ai rien trouvé de tel en lui. En fait, il invite les gens à la vertu et leur interdit de commettre de mauvaises actions. »   

Abou Dharr fut insatisfait de cette réponse, alors il partit lui-même pour la Mecque. En arrivant sur place, il s’installa près de la Kaaba. Bien qu’il n’eût aucun moyen de reconnaître le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), il crut inapproprié de s’informer de lui auprès des gens. Il espérait que le Créateur Lui-même l’aiderait à reconnaître Son Messager. Quelques jours plus tard, Ali le vit et lui dit : « Je te vois ici depuis quelques jours, et tu sembles chercher quelqu’un ; qu’y a-t-il ? » Abou Dharr répondit : « Je peux te dire qui je cherche si tu me promets de garder le secret. » « Soit assuré que je ne divulguerai ton secret à personne. » lui répondit Ali (radhia Allahou anhou).   

Abou Dharr lui dit alors ce qu’il voulait. Ali, très content d’apprendre ce qui l’amenait, dit à Abou Dharr : « Tu as trouvé le bon Chemin ; celui que tu cherches est vraiment le Messager d’Allah. » « Alors, pour l’amour d’Allah, je t’en prie mène-moi à lui. » lui demanda Abou Dharr. Ali l’amena donc voir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). En voyant le visage rayonnant du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), Abou Dharr n’eut pas l’ombre d’un doute quant au fait qu’il était réellement le Prophète envoyé par Allah. Impatient, il demanda : « Ô Messager d’Allah, parle-moi, je te prie, de ton message. »   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui parla de l’islam en termes si éloquents et impressionnants qu’Abou Dharr n’hésita pas le moindrement et accepta l’islam sur-le-champ. C’est ainsi qu’il devint le cinquième musulman de l’histoire de l’islam.   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui demanda : « Et comment t’es-tu débrouillé pour manger au cours des derniers jours ? » En réponse à cette demande, Abou Dharr dit : « Je n’ai rien pu trouver à manger ; je me suis contenté de l’eau de ZamZam. » Entendant cela, Abou Bakr Siddiq, qui était parmi eux, demanda la permission au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) d’amener Abou Dharr chez lui pour lui offrir à manger. Non seulement le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui accorda-t-il cette permission, mais il les accompagna chez Abou Bakr, où on leur servit des raisins secs.   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) conseilla à Abou Dharr de ne révéler à personne, à la Mecque, sa conversion à l’islam et de retourner à sa tribu afin de leur parler de l’islam. Mais Abou Dharr était beaucoup trop enthousiaste et il dit au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) : « Ô Messager d’Allah, je ne peux taire ma foi en ce moment, alors je te prie de me permettre de la déclarer ouvertement à la Mecque. »  

Voyant son enthousiasme, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ne s’objecta plus. Alors Abou Dharr sortit et se rendit directement à la Kaaba où il trouva plusieurs idolâtres. S’adressant à eux, il dit à voix haute : « Nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah et Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) est Son véritable Messager ! ». En entendant ces paroles, les idolâtres se ruèrent sur lui et le battirent tant qu’il fut bientôt couvert de bleus et de sang. Pendant qu’ils le battaient, Abbas bin Abdoul Mouttalib, l’oncle du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) s’approcha d’eux, et lorsqu’il vit qu’on battait un étranger de façon aussi impitoyable, il se précipita à son secours. Il réprimanda les assaillants et les écarta d’Abou Dharr. Comme, à ce moment-là, Abbas n’avait pas encore embrassé l’islam, il était toujours respecté par le peuple de Qouraish ; ils laissèrent donc Abou Dharr partir. Abou Dharr, cependant, n’était point intimidé par ces brutes. Le lendemain, il revint à la Kaaba et, s’adressant de nouveau aux idolâtres, répéta la même déclaration que la veille. Cet affront les enragea au plus haut point et ils l’assaillirent à nouveau. 
Et encore une fois, c’est Abbas qui vint à son secours. Il dit aux idolâtres qu’Abou Dharr appartenait à la tribu Banou Ghifar, une tribu connue pour aimer la guerre, et il leur déconseilla fort de ne point les provoquer afin d’éviter de devenir ennemis avec une tribu aussi belliqueuse. S’ils tuaient Abou Dharr, aucune caravane commerciale ne pourrait plus passer en sécurité dans la région de Banou Ghifar. Les idolâtres comprirent l’avertissement que leur servait Abbas ; ils laissèrent donc Abou Dharr tranquille.   

Abou Dharr, de son côté, comprit que les gens de Qouraish ne l’écouteraient pas et qu’il était inutile de tenter de les convaincre. Seul le Prophète d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) pouvait les guider sur le droit chemin. Il décida donc de retourner parmi les siens et de prêcher l’islam parmi eux. De retour chez lui, il parla d’abord d’islam à sa mère et à ses deux frères, qui répondirent favorablement ; ils devinrent aussitôt musulmans. Encouragé par leur conversion, il se mit ensuite à prêcher avec beaucoup de zèle parmi les gens de sa tribu. Ses efforts furent bien récompensés, car près de la moitié des gens de Banou Ghifar embrassèrent l’islam en l’espace de très peu de temps, tandis que l’autre moitié fit de même après la Hijra (migration) du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de la Mecque à Médine.   

Abou Dharr lui-même n’émigra à Médine qu’après les batailles de Badr, Ouhoud et Khandaq (des tranchées) ; il n’a donc pas participé à ces batailles. À Médine, il se dévoua entièrement au service du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) donna à Abou Dharr 32 chamelles laitières avec lesquelles il partit, accompagné de sa femme, Laila, et de son fils, Dharr, s’installer dans un endroit appelé dhi-Qard, à environ 12 milles de Médine. Mais en route, ils furent attaqués par une bande de voleurs de Banou Ghatfan. Les voleurs tuèrent son fils et s’enfuirent avec sa femme et les 32 chamelles données par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Dans l’intervalle, des compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) apprirent ce qui s’était passé et se précipitèrent à leur secours. Les voleurs furent vite rattrapés et les compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ramenèrent à Abou Dharr sa femme et ses chamelles. Cet événement est connu sous le nom de « bataille de Dhi-Qard ».   

La première bataille qui eut lieu après sa migration à Médine fut la bataille de Tabouk. Abou Dharr y participa avec ferveur et y déploya beaucoup d’ardeur. Alors qu’ils se rendaient sur le champ de bataille, lui et l’armée musulmane, il fut séparé de l’armée par son chameau qui était trop lent. Exaspéré, il abandonna le chameau et poursuivit sa route à pied, son bagage à l’épaule.  

L’armée musulmane avait déjà établi son campement lorsqu’Abou Dharr la rejoignit. L’un des compagnons, le voyant arriver au loin sans le reconnaître, dit au Prophète : « Ô Messager d’Allah, quelqu’un s’approche de notre campement. » « C’est peut-être Abou Dharr », répondit calmement le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Et quand Abou Dharr fut plus près, ils le reconnurent. C’est à ce moment que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Abou Dharr voyage seul, il mourra seul et il se lèvera seul au Jour de la Résurrection. » Comme nous le verrons plus loin, Abou Dharr, en effet, mourut seul dans un endroit isolé.   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) était très impressionné par l’amour d’Abou Dharr pour Allah et Son Messager, ainsi que par sa grande dévotion envers eux, aussi lui avait-il donné le surnom de « Messie de l’islam ». Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) éprouvait beaucoup d’affection pour Abou Dharr. À chaque réunion du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) où il était présent, lorsque le Prophète avait quelque chose à dire il s’adressait d’abord à Abou Dharr. Si le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ne voyait pas Abou Dharr à une de ses réunions, il envoyait quelqu’un le chercher et lorsque ce dernier arrivait, le Prophète lui serrait la main.   

Même sur son lit de mort, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ne pouvait oublier Abou Dharr. Alors qu’il était sérieusement malade, il fit appeler Abou Dharr et lorsque ce dernier arriva, il l’étreignit avec beaucoup d’affection.   

Peu nombreux étaient les compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui lui posaient des questions de façon très directe. Abou Dharr faisait partie des quelques compagnons qui pouvaient se permettre de le faire. Un jour, il vint voir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et lui demanda : « Ô Messager d’Allah, si une personne en aime certaines autres profondément, mais sans avoir la force de suivre au pied de la lettre tout ce qu’elles commandent, quelle est ton opinion au sujet d’une telle personne ? » « Cette personne est avec les gens qu’elle aime », répondit le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Abou Dharr poursuivit : « Ô Messager d’Allah, je n’aime qu’Allah et toi ; alors qu’en est-il de moi ? » Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) répondit : « Tu es certainement avec Allah et Son prophète ».   

Abou Dharr posait des questions librement, à propos de tout et de rien, et le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui répondait avec affection. D’ailleurs, passant la majeure partie de son temps à Médine au service du Prophète, il avait atteint la position de ces compagnons qui étaient très proches de lui. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui accordait toute sa confiance, lui confiait certaines choses secrètes, et Abou Dharr gardait ces secrets comme il se devait de le faire.  

Un jour qu’Abou Dharr était étendu par terre dans une mosquée près de Médine, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) vint à lui et lui demanda : « Si tu étais expulsé de cette mosquée, que ferais-tu, Abou Dharr ? » « J’irais à la mosquée du Prophète, ou alors j’irais m’asseoir chez moi », répondit Abou Dharr. « Mais si tu étais forcé de quitter ces endroits aussi ? », demanda le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). « Alors je tirerais mon épée de son fourreau », dit Abou Dharr. « Qu’Allah te pardonne », lui dit le Prophète en lui tapotant l’épaule trois fois, « n’essaie pas de tirer ton épée, mais essaie plutôt d’être patient. Va-t-en là où l’on te dit d’aller. » Comme nous le verrons plus loin, plus tard dans sa vie Abou Dharr suivit parfaitement ce conseil du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  

Une fois, Abou Dharr demanda au Prophète un poste d’autorité au gouvernement. Mais le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit : « Tu serais incapable de supporter une tâche aussi lourde… Ce que j’aime et préfère pour moi-même, je l’aime et le préfère également pour toi. » Suite à ces paroles du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), Abou Dharr ne demanda jamais plus à occuper un poste au sein du gouvernement.   

Après la mort du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), Abou Dharr était si chagriné qu’il quitta Médine et alla s’installer en Syrie. Sa vie était un symbole de dévotion, de crainte d’Allah, de modération et de contentement. Il n’avait pour tout vêtement qu’un morceau de tissu. Tout ce qu’Allah lui octroyait comme bien, il le dépensait dans le sentier d’Allah. Il était ascète de nature. D’ailleurs, impressionné par sa nature ascétique, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avait dit de lui : « Abou Dharr a le tempérament de Jésus, fils de Marie. »   

Ce tempérament fut le même, chez Abou Dharr, durant toute sa vie. Plusieurs changements survinrent dans la vie des musulmans suite aux conquêtes qu’ils firent, mais Abou Dharr, lui, ne changea jamais. Après les califats d’Abou Bakr et d’Omar, Abou Dharr remarqua qu’une certaine inclination aux richesses grandissait parmi les gens. Le luxe et le déploiement des richesses prenaient lentement la place de la simplicité. Les butins de guerre avaient donné aux gens le goût d’accumuler des biens en abondance. Voyant comment étaient devenues les choses, Abou Dharr fut chagriné au plus haut point. Il appela les musulmans à ne pas accumuler les richesses et les mis en garde contre le fait d’adopter un mode de vie plein de faste, car ces choses mènent à la destruction. À ce propos, il rappelait aux gens le verset coranique suivant : « À ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux.» (9 :34)   

Ce genre de discours plaisait aux gens pauvres, mais nullement aux riches. Mouawiyah (le gouverneur de la contrée) et certaines autres personnes n’étaient point d’accord avec Abou Dharr à ce sujet. En effet, ils prétendaient que ce verset ne s’adressait qu’aux juifs et aux chrétiens. Mais Abou Dharr maintenait qu’il s’adressait à tous. D’ailleurs, Abou Dharr ne se retenait guère de critiquer amèrement Mouawiyah, qui était alors gouverneur. Un jour, alors qu’il passait par le chemin où était en construction le grand palais Mahal-al-Khizra de Mouawiyah, Abou Dharr s’arrêta et observa la splendeur du palais. Il remarqua : « Si ce palais est construit avec les fonds publics, alors il s’agit d’un abus de confiance. Et s’il est construit avec son propre argent, alors c’est de la prodigalité. » Mouawiyah entendit ses paroles mais ne dit rien, bien qu’il fût profondément offensé. Quelques jours plus tard, alors qu’on préparait une armée afin de l’envoyer à l’île de Chypre, il envoya chercher Abou Dharr et lui fit demander s’il était prêt à partir avec l’armée. Abou Dharr, qui avait dédié toute sa vie au service d’Allah, accepta sur-le-champ et dit : « Se battre un seul jour dans le sentier d’Allah est de loin meilleur que les milliers de jours passés à la maison. Je suis donc prêt à participer à cette guerre. »  

L’île de Chypre conquise et la guerre terminée, Abou Dharr revint en Syrie et recommença à prêcher ses idées comme auparavant. Il critiquait le gouvernement avec tant d’amertume que cela devenait parfois intolérable pour Mouawiyah. Un jour, ce dernier envoya une somme d’argent considérable à Abou Dharr qui, immédiatement après l’avoir reçue, la distribua parmi les pauvres. Ce qu’il ignorait, c’est que Mouawiyah n’avait envoyé cet argent que pour le tester. Alors le lendemain, il envoya un homme chez Abou Dharr pour lui demander de lui remettre l’argent en alléguant qu’il lui avait été envoyé par erreur. L’intention inavouée de Mouawiyah était que si Abou Dharr retournait l’argent, alors il lui demanderait comment il avait pu garder autant d’argent durant toute une nuit alors qu’il ne gardait jamais d’argent chez lui (par ascétisme). Mais lorsque le messager arriva chez Abou Dharr et lui demanda de lui remettre l’argent, Abou Dharr lui dit qu’il avait été entièrement distribué aux pauvres avant le lever du jour. Lorsque cette réponse d’Abou Dharr fut rapportée à Mouawiyah, il dit : « Abou Dharr est vraiment une personne véridique ; il met en pratique ce qu’il prêche. »  

Un jour, Mouawiyah invita Abou Dharr à manger chez lui. Lorsqu’Abou Dharr arriva et vit le festin sur la table à manger, il refusa d’accepter l’invitation et dit : « Depuis l’époque du Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), je ne mange jamais plus d’un « saa » (environ six poignées) d’orge par semaine. Par Allah, je n’augmenterai jamais ma quantité de nourriture jusqu’à ce que je rencontre mon ami, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).   

Abou Dharr persistant à critiquer et à émettre ses points de vue personnels sans jamais craindre les reproches de personne, ses critiques créèrent de plus en plus de tensions entre lui et Mouawiyah. Cela se passait durant le règne de Othman (radhia Allahou anhou), le troisième calife. Ce dernier, entendant parler de ces tensions, envoya chercher Abou Dharr. Devant lui, Abou Dharr se mit à critiquer l’administration à sa façon bien personnelle, ce que le calife lui interdit de faire. Cela créa une situation inconfortable entre les deux grands personnages et Abou Dharr déclara : « Par Allah, même si on me posait une épée sur la gorge et qu’on m’ordonnait de taire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah, je ne cesserais de dire la vérité. » Othman lui conseilla alors de quitter Médine et d’aller à Roubdha, un village des environs. Abou Dharr, qui aimait la solitude, suivit le conseil d’Othman et alla s’y installer pour vivre paisiblement.   

Lorsque les gens en Iraq apprirent qu’Abou Dharr avait été confiné à un endroit isolé du désert, ils lui envoyèrent un message lui disant combien ils étaient mécontents d’apprendre cette nouvelle, car ils jugeaient qu’il avait été traité injustement par Othman, et ils offraient à Abou Dharr, avec sa permission, de se soulever contre le calife. Mais Abou Dharr leur répondit : « Je crois que la décision d’Othman m’est bénéfique. Vous ne devriez pas intervenir dans cette affaire ni ne devriez comploter contre le chef des croyants, car Allah n’accepte pas le repentir de ceux qui se rebellent contre leur chef. » Cette réponse d’Abou Dharr calma les Iraqiens et il passa ses jours paisiblement dans le désert.  

Abou Asma (radhia Allahou anhou) rapporte qu’une fois, il décida d’aller rendre visite à Abou Dharr à Roubdha. Il remarqua qu’Abou Dharr vivait avec sa femme dans de piteuses conditions. Abou Dharr dit à Abou Asma: « Tu vois, cette femme essaie de me pousser à aller en Iraq afin que les gens, là-bas, viennent me parler de leurs affaires d’ici-bas. Mais elle ignore que, comme le disait mon ami le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), à côté du Pont Serat il y a un chemin très dangereux à franchir, et que ceux qui auront le moins de fardeaux seront ceux qui le traverseront le plus facilement. »   

Une fois, Abou Moussa Ashari, le gouverneur de l’Iraq, vint voir Abou Dharr. Ashari avait toujours eu pour habitude de l’appeler « frère ». Mais cette fois-là, Abou Dharr lui dit de ne pas l’appeler « frère ». Lorsqu’Abou Moussa lui en demanda la raison, il répondit : « Je ne sais pas ce que tu as fait en tant que gouverneur. Dis-moi d’abord si tu as fait construire un édifice pour ton usage personnel et si tu as accumulé des champs de céréales, du bétail, etc. juste pour toi. » Abou Moussa répondit par la négative. « Alors tu peux m’appeler ton frère », lui dit Abou Dharr.   

Abou Dharr Ghifari (radhia Allahou anhou) tomba malade durant le Hajj de la 31e (selon certains la 32e) année de l’Hégire. Tous les habitants de Roubdha étant partis faire le Hajj, il n’y avait, dans tout le village, personne pour prendre soin d’Abou Dharr en dehors de sa femme et de sa fille. Le voyant près de la mort, sa femme commença à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? » lui demanda Abou Dharr d’une voix à peine audible. « C’est dans un endroit aussi reculé que tu rendras ton dernier souffle », lui dit sa femme, « qu’est-ce que je ferai quand tu seras mort, je n’ai pas même un morceau de tissu pour en faire ton linceul, et je n’ai pas une force telle à pouvoir creuser une tombe pour toi. »   

« Oh, tu n’as pas à t’en faire pour ces choses », lui dit Abou Dharr. « Écoute : un jour, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) nous a dit, à moi et à un groupe de compagnons, que l’un d’entre nous allait mourir dans un endroit isolé du désert et qu’un groupe de musulmans arriverait à ce moment-là et s’occuperait de lui. Maintenant, vois-tu, ils ont tous quitté ce monde sauf moi. Je suis le seul qui reste et voici que je meurs dans cet endroit isolé. Alors la prédiction du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) va se réaliser et un groupe de musulmans, qui s’occupera de tout, doit arriver d’un moment à l’autre. Sors, va voir ; ils doivent être sur le point d’arriver. » Sa femme sortit et, se tenant sur un rocher, attendit le groupe.   

Entre-temps, Abou Dharr demanda à sa fille de préparer un peu de nourriture pour les gens qui étaient attendus. Et après un certain temps apparut, au loin, un groupe de gens venant vers le village. Lorsqu’ils furent plus près, la femme d’Abou Dharr les appela et leur dit : « Ô mes frères en islam, il y a ici un musulman qui est sur le point de quitter ce monde, alors s’il-vous-plaît, venez m’aider à procéder aux derniers rituels. » « De qui s’agit-il ? » demanda l’un d’entre eux, « Quel est son nom ? ». « Abou Dharr Ghifari » répondit sa femme. En entendant ce nom, ils pressèrent le pas en s’écriant: « Où est-il ? Allons-y ! »   

Lorsqu’ils arrivèrent à la tente d’Abou Dharr, ce dernier était sur le point de rendre son dernier souffle. Mais il leur dit, d’une voix suffoquée : « Je vous souhaite la bienvenue. Sachez que le Messager d’Allah avait prédit votre arrivée il y a de cela bien longtemps. Je souhaite cependant mettre une chose au clair : c’est que la personne qui me fournira un linceul ne dois jamais avoir été au service du gouvernement. » Un jeune Ansari s’avança et dit : « Ô ami du Messager d’Allah, je n’ai jamais été au service du gouvernement et j’ai ici une pièce de tissu ; me permets-tu de te l’offrir pour t’en faire un linceul ? » Abou Dharr fit oui de la tête et expira en disant ces paroles : « Au nom d’Allah, avec Allah et dans la religion d’Allah. »   

Dans le groupe qui entourait Abou Dharr se trouvait Abdoullah bin Masoud (radhia Allahou anhou), qui mena la salat-el-janaza (prière funéraire), après quoi ils allèrent tous l’enterrer. Abdoullah bin Masoud amena la famille d’Abou Dharr à Médine et les laissa aux soins d’Othman. Selon d’autres historiens, Othman, en apprenant sa mort, se rendit lui-même à Roubdha et ramena la famille d’Abou Dharr à Médine avec lui.   

Dans l’histoire de l’islam, Abou Dharr est considéré comme l’un des plus respectables compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Bien qu’il fût très critique envers ceux qui souhaitaient le pouvoir, il se fâchait rarement contre les gens ou à propos de choses futiles. Chaque aspect de sa vie est une lumière à suivre pour les musulmans. Qu’Allah soit satisfait de lui. 
 
 
http://islammedia.free.fr/Pages/compagnon1.html 


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MessagePosté le: Mer 18 Juin - 19:30 (2008)    Sujet du message: Publicité

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