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  Le Prophète -que Dieu prie sur lui et le salue- invoquait Dieu par ces mots: "0 celui qui tourne les cœurs, affermis mon cœur sur ta foi". On l'interrogea (sur le sens de ces mots) -Il n'y a pas un être humain, répondit-il, sans que son cœur ne soit entre deux doigts de Dieu. Dieu affermit ce cœur (sur le chemin droit) à qui Il veut, et il le détourne à qui Il veut". (Rapporté par Al-Tinnizi d'après Oum Salam -que Dieu l'agrée-).             






extrait dialogue avec un ami athée

 
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oumhamzamohammed95
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MessagePosté le: Dim 20 Juil - 00:11 (2008)    Sujet du message: extrait dialogue avec un ami athée Répondre en citant

Le docteur Mustapha Mahmoud est l 'une des figures les plus marquantes de la littérature égyptienne contemporaine. Nouvelliste, essayiste, dramaturge, cet écrivain a plus d'une corde à son arc. Son nom a tenu l'affiche durant plusieurs saisons théatrâles, en Egypte, au Koweit et ailleurs. Deux de ses ouvrages ont été portés à l'écran. Les émissions qu'il assure à la télévision égyptienne sur "la science et la foi" sont l'objet d'un intérêt soutenu. Ses livres sont amplement diffusés, non seulement en Egypte, mais encore dans tout le Moyen-Orient. Son oeuvre philosophico-religieuse a donné lieu à plusieurs études très détaillées, y compris en Europe.
Mon ami est un homme qui se complaît dans la dispute et adore parler. Il pense que, croyants que nous sommes, nous vivons de rêves et nous nous ridiculisons nous mêmes avec nos histoires de paradis et de houris, oublieux des plaisirs et des séductions d'ici-bas... A propos, mon ami a fait ses études supérieures en France, il y a obtenu son doctorat, a vécu avec les hippies et a commencé à abandonner toute croyance.
Il me dit sur un ton moqueur :
-Vous affirmez que Dieu existe. La base de votre argumentation est la loi de la causalité en vertu de laquelle tout objet fabriqué suppose un artisan, tout être créé un créateur, tout existant un être lui donnant l'existence. Le tissu porte la marque du tisserand; le tableau, du peintre, la sculpture du sculpteur. A partir d'une telle logique, l'univers est, est, selon vous, la preuve la plus manifeste du Dieu tout puissant qui l'a créé... Bien ! nous avons cru à ce Créateur ! Mais, en suivant votre logique, ne nous est-il pas permis de demander : Qui a créé le créateur? Qui a créé ce Dieu dont vous parlez ? (...) Que dites vous de ce piège cher monsieur ?
Nous lui répondons :
-Ta question n'a aucun sens. Il n'y a ni piège ni quoi que ce soit. Tu admets qu'il existe un Dieu Créateur et tu demandes : Qui l'a créé ? Tu en fais à la fois un Créateur et une créature. Tu te contredis donc toi-même. Ta question ne vaut pas pour une deuxième raison. Tu te représente en effet le Créateur étant soumis aux lois de ses créatures... Alors que la causalité est une loi qui nous concerne nous, les fils du temps et de l'espace. C'est lui qui a créé les lois de la causalité. Il n'y est donc pas soumis (...) Le sophisme aidant, tu parles de Dieu comme le feraient des poupées à ressorts au sujet de l'homme qui les a fabriquées et qui, selon elles, devrait être mû lui aussi, par un ressort.(...)
Tu ne peux pas imaginer, par exemple, que Dieu existe par lui-même, sans personne lui donnant l'existence, pour la simple raison que tout ce que tu vois autour de toi a besoin de quelqu'un pour le faire exister. Penserais-tu par hasard que Dieu ait besoin d'un parachute pour faire parvenir aux hommes Sa Parole... Ou d'un autobus rapide pour entrer en contact avec Ses Prophètes ? Quelles idées simplistes par rapport au Dieu Transcendant! Dans son livre La Critique de la Raison Pure, le philosophe allemand Emmanuel Kant a perçu que la raison ne peut pas cerner les vérités illimitées et que, de sa nature, elle est apte à saisir uniquement les vérités partielles. Elle ne peut connaître l'existence absolue, telle l'existence de Dieu. Dieu est connu par la conscience morale, non par la raison : notre ardent désir de justice nous prouve l'existence du Dieu Juste, de même que notre soif d'eau est pour nous la preuve que l'eau existe. Aristote s'est basé, quant à lui, sur l'enchainement causal : le siège provient du bois; le bois de l'arbre, l'arbre de la graine; la graine du semeur... Il fut contraint d'affirmer que cet enchainement causal, poursuivi jusqu'à l'infini, devait nous acheminer, au tout début, vers une cause indépendante de toute autre cause...une Cause Première, un premier moteur, n'ayant pas besoin d'être mû...
Un créateur incréé. C'est exactement ce que nous affirmons de Dieu. (...) Dieu est la Preuve qui n'a pas besoin de preuve,. Il est la vérité évidente par elle-même et en laquelle toute chose trouve sa raison d'être. Dieu se manifeste dans l'ordre, la précision, la beauté, la perfection; dans la feuille d'arbre, la plume du paon, l'aile du papillon, le parfum de la rose, le chant du rossignol; dans l'harmonie des étoiles et des planètes au sein de ce poème symphonique qui a pour nom l'univers... Prétendre que tout celà est le fruit du hasard, reviendrait à croire qu'en jetant en l'air des caractères d'imprimerie, on obtiendrait automatiquement un poème de Shakespeare, sans l'aide d'aucun poète ou écrivain.
''Dis : Dieu est Un !
Dieu!...
L'impénétrable !
Il n'engendre pas;
Il n'est pas engendré;
Nul n'est égal à Lui ! ''
(Coran 112-1..4)
Et notre ami de demander sur un ton moqueur : ''Pourquoi dites-vous que Dieu est Un ? Pourquoi n'y aurait-il pas une multitude de Dieux qui se répartiraient entre eux les différentes attributions ? Nous lui répondrons avec sa logique qu'il admet, c'est à dire la science, non le Coran. Nous lui dirons que le Créateur est unique parce que l'univers entier est construit à partir d'un même matière brute et d'un unique plan... Les 92 éléments qui se trouvent dans la table de Mendeleiev dérivent tous de l'hydrogène de la même façon : par fusion et production d'énergie atomique, cette énergie qui donne aux étoiles leur incandescence et qui rend lumineux les astres du firmament. Tout l'édifice de la vie est construit de composés du carbone (les vivants, de toutes catégories sont réduits à l'état de charbon par combustion), compte-tenu d'une anatomie identique.
Que ce soit pour la grenouille, le lapin, le pigeon, le crocodile, la girafe ou la baleine, on retrouve toujours les artères, les veines, les cavités du coeur et une égale répartition des os. L'aile du pigeon correspond à la patte de la grenouille... Les os sont les mêmes, avec de légères modifications... Dans le cou de la girafe, malgré sa longueur, nous trouvons exactement les sept vertèbres que nous trouvons dans le cou de l'oursin... Le système nerveux est toujours identique. (un cerveau, une moëlle épinière, des nerfs sensitifs, et des nerfs moteurs). De même pour le système digestif (un estomac, un duodénum, un intestin grêle et un gros intestin), l'appareil génital (les ovaires, l'utérus, les testicules et leurs canaux) et l'appareil urinaire (les reins, l'urètre, la vessie...) L'unité anatomique repose en outre sur la cellule, car celle-ci est identique dans les plantes, l'animal et l'homme. Elle a toujours les mêmes caractéristiques ; elle respire, se multiplie, meurt et est engendrée toujours de la même façon.
Qu'y a-t-il alors d'étrange à ce que nous affirmions l'unicité du Créateur ? Pourquoi l'Être Parfait devrait-il être multiple? Souffre-t-il d'un manque le rendant dépendant de quelqu'un d'autre pour qu'il atteigne sa perfection?... Seuls sont multiples les êtres imparfaits. S'il y avait une multiplicité de divinités, des divergences existeraient entre elles. Chacune s'occuperait de ''sa'' créature. Ce serait le chaos. Dieu est Grand et Tout-Puissant, ce sont des attributs qui ne souffrent aucun partage. page 15
Mon ami me dit : ''N''admets-tu pas que vous abusez de la formule ''Il n'y a pas de dieu sauf Dieu''?... Elle est pour vous comme une clé ouvrant toutes les portes... Vous l'employez aussi bien pour un décès que pour une naissance; vous la mettez partout : sur les sceaux, sur les médailles portées au cou, sur la monnaie, sur les murs ... A vous entendre, celui d'entre vous qui la prononce met son corps à l'abri du feu. S'il la récite cent mille fois, il entre au paradis... Comme s'il s'agissait d'un talisman, d'une amulette pour chasser les démons ou d'un bocal pour emprisonner les mauvais esprits... Il y a encore ces lettres que vous utilisez sans en savoir la signification : alif, lam, mim, kaf, ha, ya, 'ayn, sad, ta-sin-mim, ha-mim, alif-lam-ra...
Me suffit-il de dire : ''Il n'y a pas de dieu sauf Dieu pour échapper au châtiment éternel? Dans ce cas, je vais la dire, en vous prenant à témoins, toi et tous ceux qui sont ici présents : ''il n'y a pas de dieu sauf Dieu!'' Voilà... Est-ce que ça suffit ? Tu n'as rien dit du tout ! La formule ''Il n'y a pas de dieu sauf Dieu'' est pour ceux qui la mettent en pratique, non pour ceux qui la murmurent du bout des lèvres... C'est une méthode d'action, un plan de vie, et non pas de simples lettres... réfléchissons un peu à sa signification... Lorsque nous disons : ''Il n'y a pas de dieu sauf Dieu'', nous voulons dire que seul Dieu doit être adoré. Entre ''il n'y a pas'' et ''sauf'', entre la négation et l'affirmation à partir desquelles est construite l'expression, est inclus tout le dogme que nous confessons. Par la négation, nous refusons à toute chose la divinité. Nous la refusons à toutes les séductions par lesquelles nous nous laissons envoûter ici-bas : l'argent, le prestige, l'autorité, les plaisirs, le luxe, le charme des femmes et le clinquant des honneurs. A tout cela nous disons : Non! nous ne t'adorons pas... Tu n'es pas Dieu!
Puis, nous disons "non" à nous-mêmes, à notre âme qui obéit à toutes ses convoitises... L'homme, en effet, s'adore lui-même. Il adore ses habitudes, ses idées, ses passions, ses choix, son tempérament, son intelligence, ses talents, sa réputation. Il s'imagine avoir plein de pouvoir sur toute choses; il croit être maître du destin des hommes et de la société... Il s'érige en dieu, sans le savoir... A ce Moi aussi, nous disons : "Non! nous ne t'adorons pas... Tu n'es pas Dieu ! Au directeur, au chef, au responsable politique... Nous disons :" Non"! Tu n'es pas Dieu! Dieu seul pour nous, est celui qui agit. Tout le reste n'est que moyens et causes secondaires: le directeur, le ministre, le président, l'argent, le prestige, l'autorité, l'âme avec son intelligence et ses dons... A tout cela nous disons :"Non! Tu n'es pas Dieu!"
Après la négation, vient l'exception. Il n'y a pas de dieu sauf un seul dont nous affirmons l'activité et la Toute-Puissance : Le Dieu Unique. Tout le dogme que nous confessons est là, inclus entre notre négation et notre exception affirmative. Celui qui se préoccupe d'amasser les biens matériels, d'accumuler les richesses, de flatter l'autorité, de s'attirer les bonnes grâces des chefs, de rechercher les plaisirs, de suivre les passions de son âme, de défendre avec entêtement ses opinions et d'imposer avec fanatisme son point de vue... Celui-là n'a pas dit "non" à toutes ces idoles. Sans le savoir, il s'incline devant elles. Lorsqu'il dit :"Il n'y a pas de dieu sauf Dieu", il ment. Il prononce avec sa langue ce que ses mains et ses pieds s'empressent de démentir.
La formule :"Il n'y pas de dieu sauf Dieu", signifie aussi que Dieu seul nous observe et tient compte de tout. Il est le seul digne d'être craint... Celui qui a peur de la maladie, des microbes, du bâton du policier et des forces de l'ordre, celui-là n'a pas dit "non" à toutes ces divinités imaginaires. Il se prosterne toujours devant elles et il a associé à son Créateur ces faux dieux... Il est donc menteur lorsqu'il dit : "Il n'y a pas de dieu sauf Dieu".
Cette formule est en outre un pacte, une loi, une manière de vivre. Il faut mettre en pratique ce qu'elle signifie. Pour qui le fait, elle est effectivement un talisman auquel nulle porte ne résiste... Elle lui assure le salut ici-bas et dans l'eau-delà. Elle est une voie d'accès au paradis. Mais si elle prononcée uniquement du bout des lèvres, sans l'assentiment du coeur ni la mise en oeuvre du corps, elle est absolument inutile. p190
Mon ami me dit :
-Ecoute!... S'il y a pour vous, comme vous l'affirmez, un paradis, je serais le premier à y entrer. Je suis, en effet, plus religieux que beaucoup de vos vieillards à barbe qui invoquent Dieu en égrenant leur chapelet.
-Plus religieux?...Que veux tu dire?
-Je ne fais de tort à personne, je ne vole pas, je ne me laisse pas corrompre, je ne suis ni envieux ni rancunier, je ne veux de mal à aucune créature... Je ne désire que le bien, et ne recherche que l'intérêt de tous. Je me réveille et me couche la conscience tranquille. La devise de ma vie est : Faire le bien autant que je peux ! N'est-ce pas cela la religion? Ne dites vous pas vous-mêmes que la religion est une manière de se comporter avec autrui ?
-Tout ce que tu viens d'énumérer s'appelle, en d'autres termes, une conduite irréprochable. Elle est requise par la religion; mais elle ne s'identifie pas à elle. Tu confonds les deux... La religion n'a qu'une seule signification : elle est connaissance de Dieu. Une connaissance de Dieu en vérité, de laquelle dérive une certaine façon de te comporter envers lui.... Une connaissance de ton Dieu comme étant un Dieu Grand et Sublime, un Dieu proche qui répond, entend et voit lorsque tu l'invoques, humblement prosterné devant lui (...) C'est cette relation spéciale entre toi et ton Dieu qui est la religion. Les rapports que tu as avec tes frères sont exigés par la piété; ils sont aussi, en réalité, un rapport avec le Seigneur. C'est ce qu'affirme notre Prophète : "L'aumône tombe dans la main de Dieu avant de tomber dans la main du mendiant."
Celui qui aime Dieu doit aussi aimer ses créatures et être bon envers elles. Mais si tu limites tes relations aux humains, ce sont eux seulement que tu reconnais et que tu vois. Tu ne considère rien d'autre que le monde d'ici-bas. Tu nies donc l'existence de Dieu, quand bien même aurais-tu une conduite irréprochable à l'égard des hommes... Ton bon comportement indique uniquement que tu fais preuve de perspicacité, d'intelligence, de tact et de sensibilité. Mais il n'y a rien de religieux dans tout cela... Tu veux gagner les gens pour réussir dans la vie. Ta conduite irréprochable est un expédient pour gagner uniquement le monde d'ici-bas...
-Crois-moi ! Je ressens parfois qu'il existe une force....
-Une force ?
-Oui, une force inconnue par-delà l'univers. J'y crois pleinement.
-Et comment te la représentes-tu ? Sous la forme d'un Etre qui entend, voit, et est doué d'intelligence? Un etre qui s'engage à prendre soin de ses créatures et à les guider sur la bonne voie en leur manifestant Sa Révélation, en leur envoyant Ses Prophètes, en répondant à leurs cris et leurs supplications ?
-Sincèrement, je ne crois pas à tous ces discours et je conçois les choses autrement. Qui plus est, tes propos me semblent bien mesquins et ne convenant pas à cette force grandiose. -Il s'agirait donc d'une force éléctro-magnétique aveugle, menant l'univers de manière absurde et méprisante... Telle serait la description qui convient à ta force grandiose !
-Peut-être.
-Mon pauvre ami ! Tu as de ton Dieu une bien piètre idée... Il t'a créé le regard, et tu l'imagines aveugle! Il t'a créé raisonnable et tu en fais un être absurde et stupide! Par Dieu! Tu es un mécréant et rien d'autre, même si tu passais ta vie entière dans une conduite irréprochable. tes bonnes actions n'auront aucune utilité au Jour du Jugement. Elles seront réduites à néant.
-N'est-ce pas injuste?
-Au contraire! c'est la justice même... Tu as imaginé que ces actions provenaient de toi et qu'il n'y avait personne derrière elles, pour te conduire et te guider...C'est toi qui as été injuste envers ton Dieu en reniant le mérite qui lui revenait. Si le croyant et l'incroyant peuvent, en apparence, être égaux dans leur manière louable de se comporter, il y a cependant une différence entre leurs bonnes actions respectives. Chacun d'eux, par exemple, peut faire construire un hôpital pour le soin des malades. L'incroyant dit : "C'est moi qui ai bâti ce grand hôpital pour le bien des gens." Le croyant reconnait pour sa part : "C'est grâce à mon Seigneur que j'ai accompli cette oeuvre. Je n'ai été, dans ce bien, qu'un intermédiaire". Quelle grande différence!.. L'un attribue le mérite à Celui à qui il revient. Il ne se reserve à lui-même aucun mérite, sinon celui d'avoir été un simple instrument. Et même pour celà, il rend grâce à Dieu en disant : "Ô mon Seigneur! Je te loue d'avoir fait de moi une cause de bien." C'est toute la différence entre la présomption et la modestie, entre l'arrogance et la délicatesse... C'est pourquoi, dans votre dévotion païenne envers votre force éléctromagnétique aveugle, vous ne priez pas...
-Pourquoi prier? Pour qui prier?... Je ne vois, en votre prière, aucune raison d'être... Et pourquoi toute cette gymnastique? L'humilité ne suffit-elle pas?
-La raison d'être de la prière est qu'elle détruit cet orgueil dans lequel tu vis. Au moment de la prosternation, lorsque ton front touche terre et que tes lèvres prononcent ce que croit ton coeur : "Sois exalté, Ô mon Seigneur Tout-Puissant!"... Tu as appris finalement quelle est ta véritable place : tu n'es rien face au Dieu Très-Haut... Tu n'es que poussière sur poussière et Lui est le transcendant qui trône au dessus des sept cieux. Quant à savoir pourquoi la prière est faite de mouvements, pourquoi l'humilité du coeur ne nous suffit pas... Je voudrais te poser à mon tour une question : Pourquoi as-tu été créé avec un corps? L'amour en paroles ne te suffit pas non plus; tu dois tendre la main, donner de ton argent... Pourquoi? Ton corps a été créé par Dieu pour exprimer les intentions de ton coeur. Ce qui est réellement dans ton coeur déborde sur ton corps. Si ton humilité est sincère, elle se répand sur ton corps; c'est alors que tu t'inclines et te prosternes. Si par contre, elle est fausse, elle ne dépasse pas tes lèvres. page 210.
Mon ami dit sur un ton qui trahissait la joie du vainqueur :
- Le débat entre nous a été long, et nous ne sommes toujours pas d'accord. Quoi qu'il en soit, c'est nous qui sortons victorieux du combat, celà ne fait aucun doute. Nous gagnons le bonheur d'ici-bas; vous vous en sortez quant à vous, avec quelques rêves en tête. Tu as beau dire, c'est à nous que revient ici-bas la part du lion... A nous les soirées, l'alcool, les belles femmes, la fortune et les plaisirs qu'aucune crainte du défendu ne vient troubler!... A vous le jeûne, la prière, la louange à Dieu, et la crainte du jugement!... Qui de nous a gagné?
-Ce serait exact si ce que vous avez gagné était réellement le bonheur... Mais en réfléchissant ensemble et posément à l'image que tu tefais de ce bonheur, nous y trouverions à proprement parler que de le malheur.
-Le malheur!... Comment cela?
-Parce que, dans le prétendu bonheur dont tu parles, tu te rends en fait esclave d'instincts insatiables. Les combles-tu, ils se lassent et demaurent insatisfaits. Toi même, tu t'abrutis et deviens apathique... Le sein d'une femme peut-il procurer un bonheur durable, alors que les coeurs sont inconstants, que la passion est instable et que les femmes sont déçues par les éloges qui leur sont faits? Tout ce que nous avons lu dans les romans d'amour se résume en un mot : le malheur. Si les moureux se marient, le malheur et la deception deviennent pires encore. Chacun recherche dans l'autre la perfection adorée qu'il imaginait; mais lorsque le désir a disparu, et que le feu de la passion s'est éteint, chacun remarque et amplifie le moindre défaut de l'autre.
Qu'est-ce que la fortune, sinon un autre esclavage? Le riche est entièrement occupé à servir les biens matériels, à les accroître, à les accumuler, à les préserver... Alors que la richesse était auparavant à son service, c'est lui qui en devient l'esclave.
Qu'est-ce que l'autorité et le prestige, sinon une pente dangereuse vers la vanité l'orgueil et l'injustice ?
Le détenteur du pouvoir ne ressemble-t-il pas à celui qui prend un lion comme monture? Tout va comme prévu aujourd'hui; mais demain, le fauve le dévorera.
Le vin, l'alcool, les stupéfiants, le jeu, la querelle, le plaisir sexuel (à l'abri des regards et sans crainte du défendu!), tout cela est-il le bonheur? Ne s'agit-il pas plutôt de manières différentes de fuir les exigences de la raison et de la conscience? Par ces plaisirs, l'homme ne néglige-t-il pas sa propre responsabilité et la soif de son esprit, en se perdant dans le feu de la passion et la voracité des désirs? S'élève-t-il ou bien s'abaisse-t-il à vivre comme un singe et à s'accoupler comme un vulgaire animal?
Le Coran a eu raison de parler des incrédules en ce termes :
"Ils jouissent un certain temps des biens de ce monde,
Ils mangent comme mangent les bestiaux;
leur lieu de séjour sera le feu."
Coran (47:12)
Mais Il n'est pas nié que les incrédules aient des jouissances. Mais elles ressemblent à celles des bestiaux lorsqu'ils trouvent leur pâture... Est-ce cela le bonheur? Vivre dans la débauche et la tension continuelles en se laissant aller à la gloutonnerie jusqu'à étouffer d'indigestion, une telle vie commandée par la passion n'a plus rien à voir avec le bonheur véritable. Être réellement heureux, cela ne signifie-t-il pas plutôt vivre l'âme parfaitement apaisée et l'esprit libéré de toutes les idoles? Dans sa définition finale, le bonheur ne réside-t-il pas dans un "état de paix" enre l'homme et lui-même... Entre l'homme et son prochain... Entre l'homme et Dieu ? Or, cette paix et cette tranquillité de l'âme ne se réalisent que par l'action. L'homme doit mettre sa force, ses biens et sa santé au service des autres. Il doit vivre guidé par le bien et la piété, dans ses intentions et ses actes,. Il doit être en relation continuelle avec Dieu, dans la prière et l'humilité, pour que Dieu lui communique encore davantage Sa paix, Son aide, Sa lumière... Un tel bonheur n'est-il pas en définitive, identique à la religion? Le mystique revêtu de haillons n'avait-il pas dit : "Si les rois savaient quel bonheur est le nôtre, ils nous en voudraient et nous tueraient de leurs épées".
Ceux qui ont connu ce bonheur, celui de la relation avec Dieu et de la paix de l'âme, savent que le mystique avait raison.
-N'étais-tu pas comme nous, il y a quelques années de cela, lorsque tu t'adonnais à la boisson, et que tu te divertissais, en quête de ce bonheur animal que nous recherchons nous-mêmes? N'as-tu pas fait montre d'impiété (eh!oui) dans ton livre Dieu et l'Homme, où tu te révèles plus athée que les athées?... Comment as-tu pu changer ainsi du tout au tout?
-Dieu crée le changement, mais lui-même ne change pas...
-Tu affirmes, je le sais, qu'en toutes choses, le mérite revient à Dieu. Mais quel fut ton rôle? Quels efforts te furent demandés?
-J'ai regardé autour de moi. Tout d'abord, la mort et le néant me sont apparus comme une plaisanterie, une absurdité... Puis, j'ai vu que le monde entier était régi par des lois extrêmement exactes et précises, ne laissant aucune place à l'absurdité et à la plaisanterie... Si ma vie, comme d'aucuns le pensesnt pour eux-mêmes, était absurde et ne débouchant sur rien, quel sens auraient mes pleurs, mon remords, ce profond et ardent désir que je ressens de parvenir à la vérité et à la justice? Pourquoi lutter pour ces valeurs jusqu'au sacrifice de ma vie?
J'ai vu les étoiles se déplacer sur leurs orbites selon une loi déterminée... J'ai constaté que les insectes vivant en groupes parlent entre eux... Que les plantes voient, entendent, et sentent... Que les animaux ont une morale.... J'ai observé cette merveille qu'est le cerveau humain. J'ai vu qu'il se compose de millions et de millions de nerfs fonctionnant tous en même temps dans un ordre parfait et inimitable : au cas où une interruption se produisait ici où là, elle entraînerait immédiatement la paralysie, la cécité, le mutisme, l'idiotie, la folie. Ces troubles cependant, ne surviennent qu'exeptionnellement. A quoi cette machine impressionante doit-elle son bon fonctionnement? Qui l'a équipée de cet ensemble de perfections?
J'ai observé la beauté d'une feuille d'arbre, d'une plume de paon, d'une aile de papillon. (...) Partout où j'ai tourné mon regard, j'ai vu l'oeuvre d'un peintre, d'un dessinateur, d'une main créatrice... La nature m'est apparue comme un ensemble absolument parfait, où il est impossible que le hasard ait la moindre place. Chaque chose en elle semble crier : "J'ai été conçue et façonnée par un Créateur tout-Puissant".
Puis j'ai lu le Coran. La mélodie et le rythme de sa langue surprirent mon oreille. Son contenu émerveilla mon esprit. Qu'il ait à répondre aux questions concernant la politique, l'éthique, la législation, le cosmos, la vie, l'âme ou la société, le Coran apporte toujours le dernier mot, bien qu'il ait été révélé depuis plus de 1300 ans... Il est en accord avec toutes les sciences les plus récentes, bien qu'il nous soit parvenu par l'intermédiaire d'un bédouin analphabète qui vivait dans un peuple arriéré et éloigné de la lumière des civilisations. J'ai lu la vie de cet homme, ce qu'il a fait... et je me suis dit : "Oui, c'est un Prophète! Il est impossible qu'il en soit autrement!... L'univers merveilleux ne peut avoir comme Auteur que ce Dieu Tout-Puissant dont parle le Coran et dont il décrit les Oeuvres.
Mon ami avait écouté attentivement. Il se mit à chercher la dernière faille :
-Qu'adviendrait-il si tu te trompais dans tes calculs et si, après une longue vie, tu finissais en poussière, réduit à néant?
Je n'aurais rien perdu, car j'aurais eu la vie la plus heureuse qui soit, une vie bien remplie, et aux larges horizons. Par contre, c'est vous qui perdrez beaucoup si mes calculs sont justes et si mes prévisions s'avèrent exactes... Or, elles le sont! Oui, mon ami, vous serez terriblement surpris!
Tout en parlant, je le fixai droit dans les yeux Pour la première fois, j'y notai une lueur de frayeur accompagnée d'un clignement saccadé des paupières.
Cet instant fut passager, car la frayeur naissante fut vite maîtrisée. Il fut suffisamment long cependant, pour me permettre de comprendre ce qui se passait : malgré sa belle assurance, son obstination et son arrogance, mon ami était maintenant au bord du doute. Il se voyait sur le point de tomber dans un précipice sans fond, et il ne savait plus à quoi s'agripper.
Il me dit sur un ton qu'il voulut empreint de conviction :
-Tu verras que tu retourneras en poussière. C'est là tout ce qui nous attend, toi comme nous tous!
-En es-tu certain?
Pour la deuxième fois, une lueur de frayeur apparut dans ses yeux.
-Il répondit, en appuyant sur le mot comme s'il craignait d'être trahi par celui-ci en le prononçant:
-OUI
-Tu mens!... Ce que tu viens de dire ne pourra jamais faire l'objet d'une certitude.
En revenant seul, cette nuit là, après notre long entretien, je savais que j'avais mis à vif une plaie dans l'âme de mon ami. Sous sa philosophie chancelante, j'avais creusé un trou qui irait s'élargissant au fil des jours, et contre lequel sa logique vacillante ne serait d'aucune utilité.
Je me dis en moi-même, tout en priant pour lui : "Qui sait? Cette frayeur le sauvera peut-être..." Pour celui qui se ferme à la vérité avec obstination, la peur est l'ultime voie d'accès à cette vérité.
Je savais qu'il n'était pas en mon pouvoir de le mettre sur le droit chemin. Dieu n'a t-il pas dit à Son Prophète :
"Tu ne diriges pas celui que tu aimes,
mais Dieu dirige qui Il veut."
Coran 28:56
Je lui souhaitais cependant de parvenir à la vérité, et je priais à cette intention. Il n'y a rien de pire, en effet, que le sort réservé à l'infidèle. Il n'est pas de faute plus grave que le refus de croire. page 219.
Notre cher docteur se gratta la tête. Il était évident qu'il faisait appel à toute son érudition pour me tendre une embûche, un piège qui me fut fatal.
Il me dit calmement, en pesant ses mots :
-Bien... Que dis-tu de cet homme qui ne connaît pas le Coran, à qui aucun livre n'a été révélé, à qui aucun prophète ne s'est adressé ? Quelle est sa faute ? Qu'en adviendra-t-il, selon vous, au jour du jugement ? Les esquimaux, par exemple, qui habitent aux pôles, ou les Noirs qui vivent dans la forêt, quel sera leur sort lorsqu'ils comparaîtront devant votre Dieu au Dernier jour ?
Je lui répondis :
-Permets-moi, tout d'abord, d'apporter quelques précisions aux informations dont tu disposes. Tes questions reposent sur une prémisse qui est fausse. Dieu a en effet déclaré qu'il n'a privé personne de Sa Miséricorde, de Sa Révélation, de Sa Parole.
"Il n'existe pas de communauté où ne soit passé un avertisseur."
Coran 35:24
"Oui, Nous avons envoyé un prophète à chaque communauté."
Coran 16:36
Les envoyés mentionnés dans le Coran ne sont pas tous les envoyés. Il y en a des milliers d'autres dont nous ne connaissons rien. A ce propos, Dieu dit à Muhammad :
"Il en est parmi eux dont nous
t'avons raconté l'histoire, et
d'autres dont nous ne t'avons
pas raconté l'histoire."
Coran 40:78
Dieu manifeste Sa Révélation à tout être, même aux abeilles :
"Ton Seigneur a révélé aux abeilles :
Etablissez vos demeures dans les montagnes, dans les arbres et les ruches.
Coran 16:68
La Révélation peut s'accomplir de diverses façons : un livre transmis par Gabriel, une lumière communiquée par Dieu au coeur de l'homme; une illumination intérieure... Elle peut résider dans une sagesse, une vérité, un acte de compréhension... Elle peut être liée à une attitude d'humilité, de frayeur,de piété. A condition qu'il ouvre son coeur et ses oreilles, aucun être humain ne peut être privé de la faveur divine. Sinon, même une multitude de livres révélés, d'envoyés et de miracles ne serait pour lui d'aucune utilité.
Dieu a dit qu'il réserve Sa miséricorde à qui Il veut, et qu'il n'a pas à être questionné sur ce qu'il fait. Il se peut que, dans Sa sagesse, il destine Son message à tel homme, et qu'il en prive tel autre, acceptant de ce dernier le moindre degré de foi. Et qui sait ?... Lorsqu'un Noir primitif tourne vers les cieux un regard de frayeur, cette simple attitude est peut-être plus salutaire, plus agréable à Dieu que notre prière. Toutefois, une étude attentive des religions de ces Noirs primitifs, montre que ceux-ci ont eu leurs envoyés et leurs messages révélés au même titre que nous.
Sur la tribu des Mau-Mau, par exemple, nous lisons que ces hommes croient en un dieu appelé "Mougayi". Les attributs qu'ils reconnaissent à ce dieu sont les suivants : "il est unique; il n'a pas engendré ni n'a été engendré; il n'a pas d'égal ni de semblable. invisible, il ne peut être connu que par ses oeuvres ou ses actions. Il est créateur et pourvoit aux besoins des hommes. Il est généreux et miséricordieux. Il guérit les malades, secours les nécessiteux, fait tomber la pluie et écoute les prières. L'éclair est son glaive et le tonnerre le bruit de son pas.
Ce "Mugayai" n'est-il pas identique à notre Dieu ? Comment ses adeptes ont-ils pu accéder à une telle science, si ce n'est par l'intermédiaire d'un envoyé présent dans leur histoire ? Par la suite, le temps à fait son oeuvre. Les superstitions et la magie se sont immiscées, dénaturant la pureté religieuse de cette croyance.
La tribu des Niam-Niam croit, elle aussi, en un dieu unique, appelé "Mboly", par la volonté de qui tout se meut dans la forêt. Ce dieu fait tomber la foudre sur les hommes qui commettent le mal. Il récompense les bons en leur assurant leur subsistance, en leur accordant sa bénédiction et sa protection.
C'est encore à un dieu unique que croient les Shilok et les Dinka. Les premiers l'appellent "Joke", et affirment qu'il est à la fois caché et manifeste : il est dans les cieux et en tout lieu; il est créateur de toutes choses. Les seconds l'appellent "Nialak" mot qui se traduit littéralement par : "Celui qui est dans les cieux; le plus-haut."...
Quel nom donner à ces croyances sinon celui d'"Islam" ?
Que sont-elles sinon des messages révélés transmis par des Envoyés qui furent présents dans l'histoire de ces peuplades ?
"La religion est unique".
"Ceux qui croient,
ceux qui pratiquent le Judaïsme,
ceux qui sont Chrétiens ou Sabéens,
ceux qui croient en Dieu et au dernier Jour,
ceux qui font le bien:
voilà ceux qui trouveront leur récompense
auprès de leur Seigneur.
Ils n'éprouveront alors plus aucune crainte,
ils ne seront pas affligés.
Coran 2:62
Oui, même les Sabéens!... Ils ont adoré le soleil comme une merveille de la création divine; ils ont cru au Dieu Unique, à l'Au-delà, à la Résurrection,et au Jugement dernier. Ils se sont comportés droitement. Pour tout cela, une récompense leur est réservée auprès de leur Seigneur.
Nous le savons, la Miséricorde de Dieu s'exprime de différentes manières.
Certains naissent aveugles; d'autres possèdent la vue. Certains ont vécu au temps de Moïse, et l'ont vu de leurs yeux fendre la mer avec son bâton. D'autres ont vécu au temps du Christ et l'ont vu ressusciter les morts... Pour notre part, nous ne connaissons ces prodiges que par tradition orale.
Apprendre oralement un fait et en être témoin oculaire, sont deux choses différentes. Et pourtant, la foi et le refus de croire ne sont pas liés aux miracles.
Les orgueilleux et les obstinés constatent les prodiges accomplis par leurs Prophètes Mais ils n'ont rien d'autre à dire que : "C'est de la magie inventée!"
Notre docteur qui nous arrive de France a sans doute pris connaissance des trois Livres que sont l'Ancien-Testament, l'Evangile et le Coran. Mais cela ne lui a servi qu'à l'enfoncer dans son esprit querelleur. En vue d'en finir avec ce sujet, il a transposé tout le débat sur cet être perdu au fond de la jungle, et auquel n'est parvenu aucun Livre révélé :
"Que pensez-vous de cet homme qui n'a eu connaissance ni du Coran, ni d'aucune Révélation écrite?" Il croyait par là avoir mis le doigt sur une faille dans la Justice divine... Ou bien il se leurrait lui-même en pensant que toute cette question n'était qu'un jeu.(...) p 48
Pourquoi Dieu a -t-il créé le mal?
Toujours aussi narquois mon ami me dit: -Comment pouvez-vous prétendre que Dieu est parfait, miséricordieux, bon et généreux, alors qu'il a créé ces maux qui accablent notre monde : la maladie, la vieillesse, la mort, les tremblements de terre, les volcans, les microbes, le poison, la chaleur torride, et le froid glacial, les souffrances du cancer qui n'épargnent ni le petit enfant ni le vieillard?
Si Dieu est amour, s'il est Beauté et Bonté, pourquoi crée-t-il la haine, la laideur et le mal?
Le problème que soulève ici mon ami relève des problèmes fondamentaux de la philosophie. A son sujet, les écoles de pensées se sont divisées, et les opinions ont divergé.
Nous affirmons pour notre part, que Dieu n'est que miséricorde et bonté. Ce n'est pas lui qui a ordonné le mal, mais dans Sa Sagesse, il l'a permis.
"Dieu ne vous ordonne pas l'abomination. Dites vous sur Dieu ce que vous ne savez pas?
Dis : Mon Seigneur a ordonné la justice. Tournez vos visages en tout lieu de prière."
Coran 7:28
L'ordre divin inclut uniquement la justice, l'amour, la bienfaisance, le pardon, le bien. Seules les bonnes actions plaisent à Dieu. Pourquoi laisse-t-il alors l'oppresseur, le criminel et le voleur accomplir leurs méfaits?... C'est parce qu'il nous a voulu libres, et que la liberté inclut nécessairement l'éventualité de l'erreur. Notre liberté n'aurait aucun sens si nous n'avions pas le droit de faire notre propre expérience, avec deux possibilités se présentant à nous (l'erreur ou la vérité; le péché ou l'obéissance) et entre lesquelles nous avons à choisir librement.
Dieu pouvait faire de nous des êtres excellents en nous contraignant de force à l'obéissance. Mais il devait, pour ce faire, nous priver de notre liberté de choix. Il est de la loi et de la coutume divine que la liberté jointe à la souffrance est, pour l'homme, plus noble que le bonheur dans la servitude. C'est la raison pour laquelle Dieu nous laisse tirer la leçon de nos erreurs et de nos souffrances. Telle est la sagesse incluse dans le fait qu'il ait permis le mal.
Néanmoins, un regard objectif et impartial nous révèle que le bien est la base de l'existence et le mal reste une dérogation à cet ordre. Par rapport à la santé, par exemple, que connaissent normalement les hommes, la maladie est une exception. Nous vivons la plupart des années de notre vie en bonne santé, et la maladie ne nous visite que quelques jours...
Les tremblements de terre, pris globalement, représentent quelques minutes seulement dans l'âge total du globe terrestre, qui est évalué à plusieurs millions d'années. Et ainsi des volcans, ou encore des guerres qui ne sont, dans la vie des peuples, que de courtes secousses prenant place au milieu de périodes de paix longues et durables.
En outre, nous voyons en tout mal un certain côté bienfaisant. La maladie engendre les mesures préventives. La souffrance est une école de fermeté, d'endurance et de patience. Les secousses sismiques sont, pour la terre, une soupape de décompression; elles empêchent l'éclatement de l'écorce terrestre et remettent les montagnes à leur place, comme des ceintures et des poids stabilisant l'écorce terrestre. Les volcans crachent des métaux et les richesses tenues secrètes au creux de la terre; les matières qu'ils rejettent forment sur le sol un revêtement fertile... Les guerres mélangent les peuples; par elles, les peuples s'interpénètrent et s'assemblent en blocs, en alliances, en ligue internationale.
Cela donne finalement naissance à un conseil de sécurité, sorte de tribunal mondial ayant pour mission de recevoir les plaintes réciproques et d'oeuvrer à la réconciliation entre les nations.
Les plus grandes inventions ont vu le jour au cours des guerres : la pénicilline, l'atome, les fusées, les avions à réaction, etc... Toutes ces inventions sont sorties du brasier des guerres. L'antidote provient du venin du serpent. Le vaccin est façonné à partir du microbe.(...)
Le mal dans l'univers est comme l'ombre dans un tableau. Si on l'examine de près, cette ombre apparaît comme une imperfection, un défaut. Mais en reculant pour prendre une vue d'ensemble, on découvre que l'ombre est absolument indispensable et qu'elle joue un rôle esthétique dans l'agencement du tableau.
Nous serait-il possible, sans la maladie, de savoir ce qu'est la santé? La santé est comme une couronne posée sur notre tête. Nous ne la voyons pas, et c'est uniquement lorsque nous sommes malades que nous nous rendons compte de ce qu'elle représente. De même, il nous serait impossible, sans la laideur, de savoir ce qu'est la beauté. Impossible de savoir ce qui est naturel sans la connaissance de ce qui est anormal.
C'est pourquoi le philosophe Abû Hâmid al Ghazali déclare que l'imperfection de l'univers est inséparable de sa perfection. Pour être utile, l'arc doit être courbe. Sinon, il n'aurait aucune force de propulsion.
Les difficultés et les souffrances ont une autre fonction. Elles opèrent la tri parmi les humains pour nous révéler de quelle étoffe ils sont.
(...) La souffrance est le test nous permettant de nous connaître nous-même, l'épreuve qui définit ce que nous valons aux yeux de Dieu. La vie d'ici-bas, prise en sa totalité, n'est qu'un seul chapitre d'un long roman. La mort ne constitue pas la fin de l'histoire, elle n'en est que le début. Il ne nous est pas permis d'apprécier une pièce de théâtre en nous basant sur un seul acte, ni de refuser un livre sous prétexte que la première page ne nous plaît pas. Le jugement serait fautif.
Il faut être parvenu à la fin pour tirer la leçon. De plus, à quoi pense notre interlocuteur, lui qui nous interroge sur un ton moqueur? Que souhaiterait-il avoir au lieu des conditions de vie dont nous parlons ici? Une vie d'où seraient absentes la mort, la maladie, la vieillesse, les déficiences, les incapacités? Une vie sans restrictions, sans tristesses, sans souffrances?
Exige t-il la perfection absolue? En fait, il n'est de perfection absolue qu'en Dieu. L'Etre parfait est unique... Pourquoi devrait-il être un parmi d'autres? Que lui manque t-il qu'il puisse trouver chez quelqu'un d'autres? Cela signifie que notre ami désire une seule chose : être Dieu en personne!... C'est le comble de la présomption! Qu'on nous permette de rire de lui à notre tour... Lui et ses semblables font partie de ces êtres qui ne s'émerveillent de rien. Eux qui veulent que notre terre soit un paradis, qu'on t-il fait pour le mériter?
Qu'a offert notre ami à l'humanité pour se faire l'égal du Dieu Unique, Tout-Puissant et Créateur?
Ma grand-mère est de loin plus intelligente que notre illustre docteur diplômé de l'Université française, lorsqu'elle dit tout bonnement :
-Le bien vient de Dieu; le mal vient de nous-même!
Ce ne sont que quelques mots, mais qui résument fidèlement toute la question... Dieu a envoyé le vent. Il a mis en mouvement le fleuve. Mais le capitaine du bateau, avide de gains qu'il était, a surchargé son bateau de passagers et de marchandises. Le bateau a sombré, et le capitaine s'est mis à maudire Dieu et le destin... Quelle est la faute de Dieu? Dieu n'a agi que pour le bonheur et le bien des humains. C'est l'avidité et l'ambition démesurée qui ont changé ce bien en mal. Selon certains, la religion est un opium qui endort les pauvres et les opprimés. Pour leur faire oublier leur pauvreté et l'injustice de leur situation, elle les transporte dans des rêves de paradis et de houris... Pendant ce temps, elle affermit les riches dans leur opulence, sous prétexte que celle-ci leur revient de droit, Dieu ayant créé les hommes selon divers rangs... Que penses-tu de cela? Que penses-tu encore de ceux qui prétendent que la religion n'a pas été révélée par Dieu, mais qu'elle part de la terre, née de circonstances et raisons sociales, pour servir d'arme au profit d'une classe contre une autre classe? (Il visait par là les matérialistes et leurs idées.)
Je lui répondis :
Rien n'est plus incohérent que l'erreur selon laquelle la religion serait un opium. En réalité, la religion est faite d'obligations, d'engagements, de conscience des responsabilités. Elle n'encourage pas à la démission ou à l'abdication.
Elle n'est pas une fuite des responsabilités. Elle n'est pas un opium...
Notre religion est action. Elle n'est pas fainéantise.
"Dis : Agissez!
Dieu verra vos actions."
Coran 9:105
S'il faut, selon nous, s'abandonner à Dieu, cela ne signifie pas se résigner passivement. L'abandon à Dieu suppose comme conditions que l'on soit ferme dans sa décision, que l'on fasse tout son possible, que l'on dépense le maximum de son énergie et de son esprit inventif, que l'on s'en remette ensuite au décret et à la Sagesse de Dieu.
"Lorsque tu as pris une décision,
place ta confiance en Dieu."
Coran 3:159
Mais la décision d'abord!... A celui qui veut laisser sa chamelle en liberté, en s'en remettant à la garde de Dieu, le Prophète (bsl) déclare :
"Attaches la et mets ta confiance en Dieu!" Ce qui revient à dire : Fais d'abord tout ton possible; attache solidement ta chamelle et mets ensuite ta confiance en Dieu!
La religion suppose de la part de l'homme qu'il soit éveillé, attentif, vigilant. En toute action, parole ou imagination, il doit évaluer les mouvements de son âme et examiner sa conscience. Or, cela n'est pas le cas de ceux qui font usage de l'opium. (...) En outre, il n'est pas exact que la religion soit issue de notre terre, à partir de circonstances et de raisons sociales, pour être l'arme d'une classe contre une autre classe, pour maintenir le riche dans son opulence, et le pauvre dans sa misère.
Au contraire!... L'Islam est venu prêcher la révolution contre les riches, ceux qui thésaurisent l'argent, ceux qui exploitent et oppriment autrui. Il a ordonné clairement que l'argent ne soit pas un monopole au profit exclusif des riches, mais un droit pour tous.
"Annonce un châtiment douloureux
à ceux qui thésaurisent l'or et l'argent
sans rien dépenser dans le chemin de Dieu."
Coran 9:34
Il est nécessaire tout d'abord de s'acquitter de l'aumône légale : 2,5 pour cent du revenu... Ensuite, libre à chacun de distribuer tout son avoir, en sorte qu'il lui reste que son pain quotidien.
"Il t'interrogent au sujet des aumônes;
dis : Donnez votre superflu."
Coran 2:219
Le superflu en question, est tout ce qui excède le nécessaire pour vivre. L'Islam a donc fait le lien entre l'obligation imposée par la Loi, et l'obligation dérivant du libre choix de la conscience. Et cela est plus respectueux de l'homme que ne le serait la spoliation de ses biens par force et la confiscation. On parvient ainsi à un pourcentage supérieur à 90 pour cent, sans qu'aucune violence ne soit exercée. L'Islam est apparu, non pas pour appuyer l'injustice des oppresseurs, mais pour prêcher la révolution contre eux. Sa venue déclencha la guerre entre les tyrans et les despotes. Les matérialistes accusent la religion d'être rétrograde et de favoriser la division en classes sociales. Ils se réfèrent ici aux versets coraniques :
"Dieu a favorisé certains d'entre vous,
plus que d'autres.
Coran 16:71
"C'est nous qui élevons de quelques degrés
certains d'entre eux au-dessus des autres."
Coran 43:32
Nous répondons que ces versets s'applique tout aussi bien à Paris, à Berlin et à Moscou qu'au Caire, à Damas et à Jedda. En marchant dans les rues de Moscou, nous rencontrons des gens qui se déplacent à pied, d'autres à bicyclette, d'autres en voitures "Moscovitch", d'autres enfin en voiture de luxe... N'est-ce pas la preuve que tous n'ont pas le même niveau de vie, la même situation sociale, le même standing économique? La disparité entre les humains est un fait fondamental que le communisme n'a pas pu supprimer. Même les matérialistes, et les anarchistes les plus fanatiques n'ont pas affirmé l'existence de l'égalité, car celle-ci est impossible. Comment déclarer égaux des êtres qui ne le sont pas? Dès leur naissance, les hommes sont inégaux. En intelligence, en force, en beauté, en talents, en toutes choses, des degrés les séparent.
Les doctrines économiques ont pu, tout au plus, aspirer à l'égalité des chances offertes à tous, (et non pas à l'égalité des hommes), afin que chacun ait accès, au même titre que les autres, à l'instruction, à l'assistance médicale, au minimum vital...
C'est exactement ce à quoi incitent les religions. Mais la suppression des degrés et de la disparité des hommes serait l'injustice même. Ce serait nier la nature et la base sur laquelle cette nature repose entièrement : que ce soit pour les fruits de la terre, les animaux ou les êtres humains, il existe une hiérarchie, une dissemblance, une diversité. (...) Toutefois, la religion ne reste pas silencieuse devant les différences séparant les riches des pauvres. Au contraire, elle ordonne que cette situation soit rétablie sur des bases plus justes, en accordant au pauvre un part des biens du riche. Pour elle, cette disparité entre les hommes est une épreuve, un test.
"Nous faisons de certains d'entre eux
une tentation pour les autres,
afin de savoir si vous êtes constants."
Coran 25:20
Voyons!... Que fera le puissant de sa force? S'en servira t-il pour secourir les faibles, ou bien pour frapper, tuer, s'imposer sur cette terre? Que fera le riche de sa richesse? L'utilisera t-il pour opprimer les autres? La gaspillera t-il inutilement, ou s'en servira t-il pour faire le bien et se pencher sur les besoins d'autrui? Que fera le pauvre de sa pauvreté? Se laissera t-il guider par l'envie et la haine? S'adonnera t-il au vol et au pillage, ou bien travaillera t-il, peinera t-il pour s'efforcer d'élever son niveau de vie en respectant la loi et la justice?
En ordonnant la justice et l'amélioration de la situation sociale sur la base de possibilités égales offertes à tous, la religion rappelle la menace du châtiment dans l'au-delà. Elle affirme qu'il y aura dans cet au-delà des degrés encore plus nettement marqués pour que soient finalement réalisées les réformes qui n'auront pas étés faites ici-bas.
"Il y aura des degrés élevés dans la vie future et une supériorité plus grande encore."
Coran 17:21
A ceux qui accusent l'Islam d'être rétrograde sur le plan politique, nous répondons qu'il n'y a pas de loi plus progressiste, concernant le système de gouvernement, que celle apportée par l'Islam.
Le respect de la personne y atteint son sommet. L'Islam a en cela, précédé et surpassé la Déclaration des Droits de l'Homme. Pour lui, en effet, l'individu équivaut à l'humanité entière.
"Celui qui a tué un homme qui lui même n'a pas tué, ou qui n'a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s'il avait tué tous les hommes; et celui qui sauve un seul homme, est considéré comme s'il avait sauvé tous les hommes."
Coran 5:32
(...) Aucune doctrine politique, ancienne ou récente, n'est parvenue à un tel sommet dans le respect de l'individu.
Alors qu'il a une valeur relative dans toutes les doctrines politiques, l'individu a, dans l'Islam, une valeur absolue. Il est invulnérable dans sa demeure, ses secrets (pas d'espionnage ni de calomnie), son argent, ses moyens de subsistance, ses biens, sa liberté. Tout a sa place dans le Coran... Même les salutations ou la manière d'accueillir les autres et d'être courtois avec eux. Scientifiquement parlant, l'Islam a opéré le joint et la synthèse entre le matérialisme du Judaïsme, et le spiritualisme du Christianisme; entre la justice austère qui déclare sèchement : "oeil pour oeil, dent pour dent" et la charité, la tolérance extrême qui fait dire : "à celui qui te frappe sur la joue droite, présente encore la gauche".


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MessagePosté le: Dim 20 Juil - 00:11 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 20 Juil - 11:58 (2008)    Sujet du message: extrait dialogue avec un ami athée Répondre en citant

salam aleykum wa rahmatullah wa barakatuh

Barak Allah oufik oukhty
Très intéressant
Boussa

was salam
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messaoudflora
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MessagePosté le: Lun 21 Juil - 01:39 (2008)    Sujet du message: extrait dialogue avec un ami athée Répondre en citant

salam aleikoum
oh là là c'est long connaissant ma mère ou ma soeur, j'aimerai tellement leur envoyé ce dialogue our les mener das le droit chemin, elle liront pas jusqu'au bour alors que si elle savait comme c'est important, oh là là amdoulllilah on est musulmane oukty, comme quoi c'est vrai on ne prie et ne fais jamais asez d'invocatoins pour remercier allah, ce n'est jamais suffisant de le louer enfin pour moi j'ai l'impression que toutes mes louanges ,ne sont pas assez mon coeur n'est pas comblé, je sais pas comment le dire!!
boussa oukty
salam aleikoum


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MessagePosté le: Lun 21 Juil - 10:59 (2008)    Sujet du message: extrait dialogue avec un ami athée Répondre en citant

salam alikoum ma soeur

c'est une bébédiction que tu ressentes les choses comme ca,al hamdoulillah

boussa

was salam


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