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  Le Prophète -que Dieu prie sur lui et le salue- invoquait Dieu par ces mots: "0 celui qui tourne les cœurs, affermis mon cœur sur ta foi". On l'interrogea (sur le sens de ces mots) -Il n'y a pas un être humain, répondit-il, sans que son cœur ne soit entre deux doigts de Dieu. Dieu affermit ce cœur (sur le chemin droit) à qui Il veut, et il le détourne à qui Il veut". (Rapporté par Al-Tinnizi d'après Oum Salam -que Dieu l'agrée-).             






Miqdad Ibn Amr Al-Aswad

 
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MessagePosté le: Mer 18 Juin - 19:36 (2008)    Sujet du message: Miqdad Ibn Amr Al-Aswad Répondre en citant

Citation:
Miqdad ibn Amr compte parmi ces compagnons du Prophète Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dont les qualités supérieures et l’excellence sont admirées par toutes les écoles de pensée islamiques. Il était devenu l’un des préférés d’Allah et de Son Messager pour sa foi et sa fidélité. Une fois, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Il y a quatre personnes qu’Allah m’a ordonné d’aimer parce que Lui-même les aime ». Les compagnons qui l’entouraient demandèrent : « Et qui sont ces quatre personnes ? » Il répondit : « Ce sont Ali, Miqdad, Salman et Abou Dharr. »   

Le nom de Miqdad est écrit de quatre façons différentes dans les livres d’histoire : Miqdad bin Amr Bahravi, Miqdad bin Amr Kindi, Miqdad bin Aswad al Kindi al Hadhrami et Miqdad bin al Aswad Qureshi az-Zahri.  

On l’appelait Bahravi en référence à la terre natale de ses ancêtres, Bahra. Mais selon d’autres archives, Bahra était le nom de la tribu à laquelle Miqdad appartenait et qui était elle-même une branche d’une autre tribu, Qouzaa. On dit qu’avant la naissance de Miqdad, un homme de sa tribu avait tué un homme d’une autre tribu, et que son père, Amr bin Thaalaba, craignant une vengeance, quitta sa terre natale pour Hadhramaout au Yémen. Kindi était le nom de la dynastie au pouvoir dans ce pays, avec laquelle Amr avait établi des liens d’amitié. Il épousa une femme de cette famille et c’est de cette union que naquit Miqdad. Comme il naquit et fut élevé à Hadhramaout, au sein de la tribu de Kindi, on l’appelle aussi Hadhrami et Kindi.   

Alors qu’il était encore jeune, Miqdad eut une altercation avec un homme influent de la tribu de Kindi qui se nommait Abou Shimr bin Hajar al Kindi. Au cours de cette altercation, Abou Shimr fut sérieusement blessé par Miqdad. Ce dernier, sachant qu’il ne pourrait échapper aux conséquences de son acte, ne trouva d’autre solution que de s’enfuir à la Mecque. Là-bas, voyant sa hardiesse, son courage et ses bonnes manières, Aswad bin abd-Yaghouth l’adopta comme son fils et c’est pourquoi Miqdad est aussi appelé al-Aswad Qouraishi Azzahri. Il se faisait également appeler Abel Aswad. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) aussi l’appelait souvent par ce surnom.   

Peu de temps après son arrivée à la Mecque, le message de l’islam commença à se répandre. Miqdad en entendit parler et, sans perdre de temps, se rendit directement chez le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) où, sans hésitation, il embrassa l’islam. Selon certains historiens, Miqdad (radhia Allahou anhou) est l’une des sept premières personnes à avoir embrassé l’islam, mais selon d’autres, il y avait déjà plusieurs autres personnes qui s’étaient converties au moment où Miqdad décida de faire de même.  
À cette époque, il n’était guère facile de prendre la décision de devenir musulman ; en effet, ceux qui acceptaient l’islam étaient sujets à toutes sortes de tortures et de harcèlements. Miqdad, qui était un étranger et qui n’avait donc ni tribu ni famille pour le soutenir, était fort conscient de cette situation. Il savait parfaitement ce qui allait lui arriver après sa conversion mais, sans trop se soucier des conséquences, il prit son courage à deux mains et se déclara publiquement musulman. La réponse ne se fit pas attendre et il devint vite victime de tortures de toutes sortes de la part des idolâtres de Qouraish.  

Lorsque les persécutions et les tortures de Qouraish devinrent insupportables, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) conseilla à Miqdad d’émigrer à Habasha (Abyssinie) avec 83 autres musulmans qui étaient dans la même situation que lui. Il y resta quelque temps, puis revint à la Mecque au moment où les musulmans, ayant reçu la permission de quitter la Mecque pour Médine, émigraient les uns après les autres. Bien que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui-même fut déjà à Médine, Miqdad ne put en faire de même à cause de certaines circonstances l’en empêchant (c’est du moins ce qu’affirme l’historien ibn al Athir). Mais selon d’autres historiens, comme ibn Saad, Miqdad était déjà à Médine lorsque le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) y parvint.   

Selon ibn Athir, au cours de la première année de l’Hégire, un groupe d’environ deux cents idolâtres de la Mecque, sous le leadership d’Abou Soufyan (ou d’Abou Jahl), partit en direction de Médine afin d’obtenir des informations sur les allées et venues du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur les musulmans. Saisissant cette occasion, Miqdad et Outba bin Ghazwan (qui, selon cet historien, étaient toujours à la Mecque) réussirent à se mêler au groupe en trouvant diverses excuses. Lorsque le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) apprit que le groupe approchait, il envoya un groupe de soixante musulmans en éclaireurs. Les voyant venir vers eux, les idolâtres s’enfuirent tous, mais Miqdad et Outba rejoignirent les musulmans et purent ainsi se rendre à Médine en toute sécurité. Dans l’histoire islamique, cet événement est appelé « l’Accrochage de Rabigh ».  

Durant les premiers temps suivant sa migration à Médine, Miqdad eut à endurer des jours d’extrême pauvreté. Lorsque le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en eut connaissance, il prit la responsabilité de subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de deux autres émigrants souffrant eux aussi de pauvreté extrême. Sur cet épisode, Miqdad raconte : 
« Mes deux compagnons et moi-même eûmes à passer à travers des jours de pauvreté atroces. Nous n’avions absolument rien à manger, pas même le moindre petit morceau de pain. Forcés par une faim quotidienne à laquelle nous ne trouvions aucun répit, nous demandâmes à certains compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de nous prendre à leur charge. Mais aucun d’entre eux ne le pouvait, car chacun avait ses propres problèmes à régler. À la fin, nous allâmes voir le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui, apprenant la situation critique dans laquelle nous étions, nous prit chez lui. 
Il y avait, chez le Prophète, trois ou quatre chèvres ; il nous invita à rester chez lui et à boire le lait de ces chèvres. Alors chaque jour, nous buvions du lait de chèvre et nous en gardions une portion dans un récipient pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), qui ne revenait que tard le soir. En arrivant, il saluait à voix basse afin de ne pas réveiller ceux qui dormaient, allait à la mosquée et, au retour de la mosquée, buvait le lait que nous avions gardé pour lui. Un soir, Satan me fourvoya et, supposant que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avait probablement mangé quelque chose chez les gens chez qui il était allé et qu’il ne demanderait donc pas à boire le lait, je bus tout le lait qui avait été gardé pour lui.   

« Mais après avoir vidé le récipient de lait, je me mis à penser : « Qu’ai-je fait ? Et si le Prophète n’avait rien pris à l’extérieur ? » Soudain, j’eus peur d’être maudit par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Entre-temps, ce dernier revint et, après avoir fait sa prière, voulut boire du lait. En voyant le récipient vide, il leva les yeux au ciel. J’étais convaincu qu’il était entrain de maudire celui qui avait vidé le récipient de lait. Mais, à ma grande surprise, plutôt que de maudire qui que ce fût, il dit simplement : « Ô Allah, nourrit celui qui me nourrit et donne à boire à celui qui me donne à boire. » Je me levai et me dirigeai vers les chèvres afin d’y traire un peu de lait, en espérant qu’il y en aurait, et bien que je n’eus aucun espoir d’en trouver, à mon grand étonnement je trouvai les pis des quatre chèvres remplis de lait. En disant « bismillah », je commençai à traire les chèvres et en quelques minutes, le récipient fut rempli de lait. Je le présentai au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui me demanda : « En as-tu pris ? » « Prends-en, je t’en prie » que je lui répondis, et il commença à boire. Après en avoir bu un peu, il voulut me tendre le récipient, mais j’insistai pour qu’il but encore un peu. Il le reprit, et bien qu’il en eût bu à satiété, il restait toujours du lait dans le récipient. Me disant que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) devait être rassasié, maintenant, je pris le reste du lait. J’étais à la fois étonné et content de ce qui venait de se produire, et je me mis à rire de façon incontrôlable, et je ris tant et si bien que je tombai par terre.   

« Que t’arrive-t-il, Aboul Aswad ? » me demanda le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en me voyant rire ainsi. Alors je lui racontai tout. En entendant toute l’histoire, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « C’est là la bénédiction et la miséricorde d’Allah. Si tu avais réveillé tes deux compagnons, ils auraient eux aussi bu à satiété. »  

Quelque temps après, Miqdad devint commerçant et prospéra. On raconte qu’un jour, il s’éloigna dans un endroit isolé pour faire ses besoins. Alors qu’il était assis, un rat sortit d’un trou avec, dans sa bouche, un dinar d’or qu’il déposa devant Miqdad avant de rentrer dans le trou. Après quelques instants, il apporta un autre dinar et, le laissant aussi devant Miqdad, retourna dans le trou. Le rat répéta ce scénario dix-sept fois. Miqdad prit les dinars et alla directement voir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Lorsqu’il lui raconta ce qui lui était arrivé, le Prophète lui demanda s’il avait mis sa main dans le trou. Miqdad répondit par la négative, jurant au nom d’Allah. Alors le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit qu’il n’y avait rien de mal à ce qu’il garde et utilise l’argent. Et Allah lui donna la prospérité ; en effet, Zabah, la femme de Miqdad, rapporte que ce dernier devint un homme riche alors que les dix-sept dinars n’avaient pas encore été dépensés.   

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui donna une parcelle de terre à Bani Adila, une localité située dans Médine même. On lui donna également une propriété foncière à Jerf, un endroit situé à environ trois milles de Médine où il s’installa à la fin de sa vie. Après la conquête de Khaybar, on lui donna aussi une propriété foncière à cet endroit.  

La bataille de Badr eut lieu au cours du mois de Ramadan de la deuxième année de l’Hégire. Avant de se rendre au champ de bataille, Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) organisa une réunion de consultation avec ses compagnons. Au cours de cette réunion, Abou Bakr as-Siddiq (radhia Allahou anhou) et Omar Ibn-al-Khattab (radhia Allahou anhou) prirent la parole l’un après l’autre et prononcèrent d’encourageantes allocutions. Par la suite, ce fut au tour de Miqdad, qui se leva et dit :
« Ô Messager d’Allah ! Nous ne sommes pas comme les disciples de Moussa ; nous ne te dirons pas d’aller vous battre contre l’ennemi, toi et ton Dieu, et que nous resterons assis ici. Nous disons plutôt : allons tous là où Allah t’ordonne d’aller. Par Allah, qui est le Seigneur de nos vies et qui t’a envoyé avec la vérité, nous combattrons à tes côtés et tu nous trouveras à ta droite et à ta gauche, devant toi et derrière toi. Par Allah, nous combattrons jusqu’à notre dernier souffle et nous ne t’abandonnerons jamais. »   

Pour cette bataille, les musulmans n’avaient pas même suffisamment d’armes pour se battre, et ils n’avaient que 70 chameaux et 2 chevaux. L’un des deux chevaux fut donné à Miqdad, et l’autre à Haritha bin Saraqa al-Ansari. Haritha fut tué par une flèche ennemie alors qu’il s’était arrêté un instant pour boire de l’eau sur le champ de bataille. Après le martyre de Haritha, Miqdad devint le seul cavalier de l’armée musulmane alors que l’armée ennemie comptait plus d’une centaine de cavaliers armés jusqu’aux dents. Seul, Miqdad les affronta tous. Il savait manier l’épée mieux que quiconque et il était un excellent archer. Il avait atteint une telle perfection en cavalerie, en tir à l’arc et dans le maniement de l’épée que, plus tard, on le considéra, sur le champ de bataille, égal à mille hommes.   

Au cours de la bataille de Badr, ses exploits terrifièrent l’ennemi. Partout où il passait, sur le champ de bataille, il laissait derrière lui des ennemis transpercés. Il fit donc des ravages chez l’ennemi et remplit ainsi la promesse qu’il avait faite au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Miqdad fit également preuve de grand courage et de bravoure au cours des batailles de Ouhoud, Ahzab, Dhi-Qard, etc.   

Il y avait un pâturage à Ghaba, près de Zinard, à quelques milles de Médine. Un jour du mois de Rabioul Awwal de la 6e année de l’Hégire, Ainia, fils de Hisn Farazi de la Mecque, attaqua ce pâturage, vola 20 chamelles appartenant au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), et tua Dharr, fils d’Abou Dharr Ghifari. Deux compagnons du Prophète, Salama et Rabah Mowla, qui passaient par là à cheval virent ce qui se passait. Rabah courut avertir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) tandis que Salama se mit à lancer des flèches en direction de l’ennemi. Forcé de fuir, l’ennemi s’éloigna mais revint peu de temps après accompagné de tout un groupe ; la vie de Salama était alors en danger. Entre-temps, Miqdad bin Amr, Akhram Asadi et Abou Qatadah al-Ansari arrivèrent à la rescousse. 
Akhram fut tué par Abdourrahman al-Farazi. Voyant cela, Abou Qatadah attaqua al-Farazi, qui fut à son tour tué sur le coup. Il ne restait donc plus que Miqdad, Abou Qatadah et Salama pour combattre l’ennemi, ce qu’ils firent avec beaucoup de courage. Bientôt, d’autres compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) arrivèrent, ce qui fit fuir l’ennemi qui laissa derrière lui toutes les chamelles du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qu’il avait volées. Les compagnons se lancèrent à leur poursuite et quand il revinrent, le soir, ils trouvèrent le Prophète lui-même accompagné de cinq cents hommes. Le Prophète était très content de Salama, Abou Qatadah et Miqdad.   

Après la mort du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), Miqdad prit part aux guerres de Syrie et d’Égypte durant le règne d’Omar, le deuxième calife. Au cours de la bataille de Yarmouk, il démontra encore une fois à quel point il pouvait être efficace sur un champ de bataille. Miqdad était un soldat dans toute l’acception du terme, tout comme il était un homme franc qui n’avait peur de rien ni de personne. Selon le Sahih Boukhari, il était l’un des compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) que ce dernier avait choisis pour exécuter les criminels.   

Pour toutes sortes de raisons, Miqdad est longtemps resté célibataire. Alors un jour, Abdourrahman bin Aouf lui demanda : « Pourquoi ne te maries-tu pas, Miqdad ? » Miqdad lui répondit franchement : « Alors pourquoi ne m’offres-tu pas ta fille en mariage ? » Cette réponse irrita Abdourrahman au plus haut point et il cria après Miqdad, enragé. Miqdad alla se plaindre de lui au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui, le consolant, lui dit : « Ne t’en fais pas si des gens refusent de te marier à leur fille. Moi, je suis prêt à te donner en mariage la fille de mon oncle. » Et en effet, Zabah, fille de Zoubair et petite-fille d’Abdoul Mouttalib, lui fut donnée en mariage. De cette façon, Miqdad fit partie de la famille du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).   

La 9e année de l’Hégire est appelée, dans l’histoire de l’islam, l’année des délégations parce que cette année-là, des délégations de tous les coins de l’Arabie vinrent rencontrer le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans le but d’embrasser l’islam. Parmi ces délégations, une vint de Bahra. Les membres de cette délégation ayant des liens tribaux avec Miqdad, ils se rendirent directement chez lui. Miqdad fut heureux de les recevoir et s’arrangea pour qu’ils soient le plus confortables possible. Il prépara pour eux un mets arabe très apprécié appelé « Hish », dont ils se régalèrent. Miqdad en envoya aussi une portion au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui, après en avoir mangé un peu, retourna le reste chez Miqdad.   

Miqdad servit chaque jour le même mets à ses invités, à partir du même chaudron de hish qu’il avait préparé le premier jour, sans que la quantité ne diminuât le moindrement. Voyant que leur hôte leur servait chaque jour un mets aussi recherché, les invités dirent : « On nous avait dit que vous étiez un peuple très frugal, mais depuis notre premier jour ici, tu nous sers ce qu’il y a de meilleur. Comment trouves-tu les moyens de nous recevoir ainsi, Miqdad ? »  

Miqdad sourit et dit : « Je n’ai aucun mérite à cela, mon cher ; tout le mérite revient plutôt à notre guide, Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). » Et il leur dit exactement ce qui était s’était passé avec le chaudron de hish.   

Miqdad eut l’honneur de participer au « Baiate Redwan », i.e. le Serment du contentement, que les compagnons firent au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) un an avant la conquête de la Mecque. Il eut également l’honneur de faire « Hajjatoul Wadaa », i.e. le Dernier Pèlerinage du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).   

Lorsque, après la mort du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), il fut question d’élire un calife, Miqdad vota pour Ali (radhia Allahou anhou). Mais lorsque les votes furent dépouillés et qu’il vit que la population avait préféré Abou Bakr Siddiq (radhia Allahou anhou), il l’accepta sereinement comme premier calife de l’islam.  

L’imam Mohammed Baqir raconte que Miqdad était un de ces compagnons du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) qui, après avoir embrassé l’islam, n’eut jamais aucun doute sur son caractère véridique. Il était un hafidh (il avait mémorisé le Coran dans son intégralité) et enseignait le Coran aux gens. On dit que c’est de lui que plusieurs personnes, en Syrie, avaient appris le Coran.   

En plus d’être un vaillant guerrier, Miqdad était aussi un grand érudit. Il n’hésitait jamais à poser des questions au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans le but d’apprendre le plus possible. Parfois, lorsqu’un compagnon du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) se sentait embarrassé de lui poser une question directement, il demandait à Miqdad de le faire à sa place et il le faisait sans aucune hésitation. On rapporte qu’une fois, même Ali passa par Miqdad pour poser une question au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Lorsqu’il lui posait une question, Miqdad présentait la situation de la façon la plus claire possible. Par exemple, un jour il demanda : « Ô Messager d’Allah, si un mécréant coupe l’une de mes mains avec son épée et que, lorsque pour me venger, je m’apprête à le tuer et qu’il feint, à ce moment-là, de prononcer la shahada, dans ce cas que dois-je faire ? Dois-je le tuer quand même ? »   

« Non », répondit le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), « tu ne peux plus le tuer. »   

« Mais pourquoi pas, Ô Messager d’Allah », argumenta Miqdad, « puisqu’il n’a prononcé la shahada qu’au moment où il avait déjà coupé ma main ? » « Malgré cela, tu ne peux pas le tuer », dit le Prophète, « parce qu’après avoir embrassé l’islam, son sang est devenu aussi sacré que le tien. »   

Miqdad avait son propre point de vue sur certaines choses. Selon le Mousnad de l’imam Ahmad ibn Hanbal (radhi Allahou anhou), un jour, alors que Miqdad était assis en compagnie d’autres personnes, un homme s’approcha du groupe et, s’adressant à Miqdad, dit : « Comme tes yeux sont honorables et bénis d’avoir vu le Messager d’Allah ! Ah, si j’avais vécu en ces jours et vu le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de mes propres yeux ! »   

Ces paroles irritèrent Miqdad au plus haut point, mais les gens présents autour de lui n’arrivaient pas à comprendre pour quelle raison il semblait si agacé. Miqdad expliqua : « Il n’a pas le droit de dire une chose pareille, de regretter qu’Allah ne l’ait pas envoyé sur terre à une certaine époque. C’est Allah qui décide du moment où Il envoie les gens sur terre et Il les envoie aux moments qu’Il juge appropriés. Nul n’a le droit de s’objecter à cela. De plus, ce type sait-il s’il aurait embrassé l’islam, advenant qu’il eût vécu à cette époque ? Par Allah, je connais plusieurs personnes qui, en dépit d’avoir vécu à cette époque et d’avoir vu le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) des milliers de fois n’ont jamais embrassé l’islam et sont morts mécréants. Il n’était guère facile de devenir musulman à cette époque. Alors il devrait remercier Allah d’être né musulman. »   

Miqdad abhorrait les flatteries et les éloges hypocrites. Une fois, au temps où Othman était calife, un homme vint voir ce dernier et se mit à le louer de façon hypocrite. Miqdad, qui était présent, ne put tolérer d’entendre ces flatteries, alors il se mit à lancer du sable au visage de l’homme. Othman, saisi de surprise, demanda : « Mais que fais-tu, Miqdad ? » « Je fais ce que le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) nous a ordonné de faire », dit Miqdad. « Le Prophète d’Allah nous a ordonné de jeter du sable au visage de tout flatteur. »   

À la fin de sa vie, Miqdad (radhia Allahou anhou) s’installa à Jerf, situé à trois milles de la ville de Médine, où le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui avait donné un lot de terre. Il était un homme de très forte corpulence et durant ses derniers jours, sous l’effet de la maladie, son abdomen se gonfla de façon démesurée. Alors un de ses esclaves, qui passait pour avoir des dons en médecine, pratiqua sur lui une chirurgie dans l’espoir de le guérir. Mais cette opération ne réussit guère et il mourut en l’an 33 de l’Hégire, à l’âge de 70 ans. Son corps fut transporté à Médine, où le troisième calife, Othman ibn Affan, fit la prière funéraire pour lui. Et ce sont des milliers de musulmans en larmes qui allèrent l’enterrer à Al-Baqie, le très célèbre cimetière de Médine.  
 
http://islammedia.free.fr/Pages/compagnon5.html 
 

  

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MessagePosté le: Mer 18 Juin - 19:36 (2008)    Sujet du message: Publicité

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